Publié dans l'instruction de Wilfried

Hommage à Samuel Paty, Éducation Civique, Français, Allemand, Mathématiques et Histoire

Aujourd’hui, nous avons commencé par rendre hommage à Monsieur Samuel Paty, Professeur d’histoire géographie, assassiné le 16 octobre 2020, en faisant une minute de silence. Nous avons été très choqué par son assassinat et avons énormément discuté de la liberté d’ expression, durant les vacances de la Toussaint. Nous avons également beaucoup parlé du projet de loi pour la laïcité qui doit être présenté au Sénat fin novembre et qui veut interdire l’instruction en famille. Ensuite, nous avons abordé le principe de la laïcité et de la liberté d’expression. Je lui ai montré le journal Charlie Hebdo du 14 janvier 2015, qui faisait suite à l’attentat contre leurs locaux et lu plusieurs textes du livre « Nous sommes Charlie ». Puis, nous avons écouté la lecture de la lettre aux instituteurs et institutrices de Jean Jaurès dans son intégralité et avons lu plusieurs sites traitant de la laïcité et de la liberté d’expression. Nous avons conclu en débattant du sujet. Voici les liens des sites que nous avons consulté : Francetvinfo ; Histoirebnf ; F-origin.hypotheses ; Franceculture ; Eduscol ; Classes.bnf ; Wikipédia ; Unesco ; Eduscol ; Legifrance ; Reseau-canope ; Humanium. Nous avons tenu à faire cette partie de l’instruction de façon publique par rapport au projet de loi voulant interdire l’instruction en famille, que nous contestons : Notre live sur Facebook.

Texte intégral de la lettre de Jean Jaurès aux instituteurs et aux institutrices :

(parties tronquées ou modifiées par le gouvernement en caractères gras)

Ici le texte lu ce matin

LETTRE AUX INSTITUTEURS ET AUX INSTITUTRICES JEAN JAURES 1888

« Vous tenez en vos mains l’intelligence et l’âme des enfants ; vous êtes responsables de la patrie. Les enfants qui vous sont confiés n’auront pas seulement à écrire et à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d’une rue, à faire une addition et une multiplication. Ils sont Français et ils doivent connaître la France, sa géographie et son histoire : son corps et son âme. Ils seront citoyens et ils doivent savoir ce qu’est une démocratie libre, quels droits leur confère, quels devoirs leur impose la souveraineté de la nation. Enfin ils seront hommes, et il faut qu’ils aient une idée de l’homme, il faut qu’ils sachent quelle est la racine de toutes nos misères : l’égoïsme aux formes multiples ; quel est le principe de notre grandeur : la fierté unie à la tendresse. Il faut qu’ils puissent se représenter à grands traits l’espèce humaine domptant peu à peu les brutalités de la nature et les brutalités de l’instinct, et qu’ils démêlent les éléments principaux de cette œuvre extraordinaire qui s’appelle la civilisation. Il faut leur montrer la grandeur de la pensée ; il faut leur enseigner le respect et le culte de l’âme en éveillant en eux le sentiment de l’infini qui est notre joie, et aussi notre force, car c’est par lui que nous triompherons du mal, de l’obscurité et de la mort.

Eh quoi ! Tout cela à des enfants ! — Oui, tout cela, si vous ne voulez pas fabriquer simplement des machines à épeler. Je sais quelles sont les difficultés de la tâche. Vous gardez vos écoliers peu d’années et ils ne sont point toujours assidus, surtout à la campagne. Ils oublient l’été le peu qu’ils ont appris l’hiver. Ils font souvent, au sortir de l’école, des rechutes profondes d’ignorance et de paresse d’esprit, et je plaindrais ceux d’entre vous qui ont pour l’éducation des enfants du peuple une grande ambition, si cette grande ambition ne supposait un grand courage.

J’entends dire, il est vrai : « À quoi bon exiger tant de l’école ? Est-ce que la vie elle-même n’est pas une grande institutrice ? Est-ce que, par exemple, au contact d’une démocratie ardente, l’enfant devenu adulte ne comprendra point de lui-même les idées de travail, d’égalité, de justice, de dignité humaine qui sont la démocratie elle-même ? » — Je le veux bien, quoiqu’il y ait encore dans notre société, qu’on dit agitée, bien des épaisseurs dormantes où croupissent les esprits. Mais autre chose est de faire, tout d’abord, amitié avec la démocratie par l’intelligence ou par la passion. La vie peut mêler, dans l’âme de l’homme, à l’idée de justice tardivement éveillée, une saveur amère d’orgueil blessé ou de misère subie, un ressentiment et une souffrance. Pourquoi ne pas offrir la justice à des cœurs tout neufs ? Il faut que toutes nos idées soient comme imprégnées d’enfance, c’est-à-dire de générosité pure et de sérénité.

Comment donnerez-vous à l’école primaire l’éducation si haute que j’ai indiquée ? Il y a deux moyens. Il faut d’abord que vous appreniez aux enfants à lire avec une facilité absolue, de telle sorte qu’ils ne puissent plus l’oublier de la vie et que, dans n’importe quel livre, leur œil ne s’arrête à aucun obstacle. Savoir lire vraiment sans hésitation, comme nous lisons vous et moi, c’est la clef de tout. Est-ce savoir lire que de déchiffrer péniblement un article de journal, comme les érudits déchiffrent un grimoire ? J’ai vu, l’autre jour, un directeur très intelligent d’une école de Belleville, qui me disait : « Ce n’est pas seulement à la campagne qu’on ne sait lire qu’à peu près, c’est-à-dire point du tout ; à Paris même, j’en ai qui quittent l’école sans que je puisse affirmer qu’ils savent lire. » Vous ne devez pas lâcher vos écoliers, vous ne devez pas, si je puis dire, les appliquer à autre chose tant qu’ils ne seront point par la lecture aisée en relation familière avec la pensée humaine. Qu’importent vraiment à côté de cela quelques fautes d’orthographe de plus ou de moins, ou quelques erreurs de système métrique ? Ce sont des vétilles dont vos programmes, qui manquent absolument de proportion, font l’essentiel.

J’en veux mortellement à ce certificat d’études primaires qui exagère encore ce vice secret des programmes. Quel système déplorable nous avons en France avec ces examens à tous les degrés qui suppriment l’initiative du maître et aussi la bonne foi de l’enseignement, en sacrifiant la réalité à l’apparence ! Mon inspection serait bientôt faite dans une école. Je ferais lire les écoliers, et c’est là-dessus seulement que je jugerais le maître.

Sachant bien lire, l’écolier, qui est très curieux, aurait bien vite, avec sept ou huit livres choisis, une idée, très générale, il est vrai, mais très haute de l’histoire de l’espèce humaine, de la structure du monde, de l’histoire propre de la terre dans le monde, du rôle propre de la France dans l’humanité. Le maître doit intervenir pour aider ce premier travail de l’esprit ; il n’est pas nécessaire qu’il dise beaucoup, qu’il fasse de longues leçons ; il suffit que tous les détails qu’il leur donnera concourent nettement à un tableau d’ensemble. De ce que l’on sait de l’homme primitif à l’homme d’aujourd’hui, quelle prodigieuse transformation ! et comme il est aisé à l’instituteur, en quelques traits, de faire sentir à l’enfant l’effort inouï de la pensée humaine !

Seulement, pour cela, il faut que le maître lui-même soit tout pénétré de ce qu’il enseigne. Il ne faut pas qu’il récite le soir ce qu’il a appris le matin ; il faut, par exemple, qu’il se soit fait en silence une idée claire du ciel, du mouvement des astres ; il faut qu’il se soit émerveillé tout bas de l’esprit humain, qui, trompé par les yeux, a pris tout d’abord le ciel pour une voûte solide et basse, puis a deviné l’infini de l’espace et a suivi dans cet infini la route précise des planètes et des soleils ; alors, et alors seulement, lorsque, par la lecture solitaire et la méditation, il sera tout plein d’une grande idée et tout éclairé intérieurement, il communiquera sans peine aux enfants, à la première occasion, la lumière et l’émotion de son esprit. Ah ! sans doute, avec la fatigue écrasante de l’école, il vous est malaisé de vous ressaisir ; mais il suffit d’une demi-heure par jour pour maintenir la pensée à sa hauteur et pour ne pas verser dans l’ornière du métier. Vous serez plus que payés de votre peine, car vous sentirez la vie de l’intelligence s’éveiller autour de vous.

Il ne faut pas croire que ce soit proportionner l’enseignement aux enfants que de le rapetisser. Les enfants ont une curiosité illimitée, et vous pouvez tout doucement les mener au bout du monde. Il y a un fait que les philosophes expliquent différemment suivant les systèmes, mais qui est indéniable : « Les enfants ont en eux des germes, des commencements d’idées. » Voyez avec quelle facilité ils distinguent le bien du mal, touchant ainsi aux deux pôles du monde ; leur âme recèle des trésors à fleur de terre : il suffit de gratter un peu pour les mettre à jour. Il ne faut donc pas craindre de leur parler avec sérieux, simplicité et grandeur.

Je dis donc aux maîtres, pour me résumer : lorsque d’une part vous aurez appris aux enfants à lire à fond, et lorsque d’autre part, en quelques causeries familières et graves, vous leur aurez parlé des grandes choses qui intéressent la pensée et la conscience humaine, vous aurez fait sans peine en quelques années œuvre complète d’éducateurs. Dans chaque intelligence il y aura un sommet, et, ce jour-là, bien des choses changeront. »

Les textes que j’ai lu à Wilfried :

LE MARIAGE DE FIGARO ACTE V SCENE 3 BEAUMARCHAIS

« […] Je lui dirais… que les sottises imprimées n’ont d’importance qu’aux lieux où l’on en gêne le cours ; que, sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur ; et qu’il n’y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits. […] on me dit que […] pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’Opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer simplement, sous l’inspection de deux ou trois censeurs. »

LETTRE SUR LE COMMERCE DE LA LIBRAIRIE OU MEMOIRE SUR LA LIBERTE DE LA PRESSE POSTHUME 1781 DENIS DIDEROT

« […] La permission tacite, me direz-vous, n’est-elle pas une infraction de la loi générale qui défend de rien publier sans approbation expresse et sans autorité ? – Cela se peut, mais l’intérêt de la société exige cette infraction, et vous vous y résoudrez parce que toute votre rigidité sur ce point n’empêchera point le mal que vous craignez, et qu’elle vous ôterait le moyen de compenser ce mal par un bien qui dépend de vous. – Quoi ! Je permettrai l’impression, la distribution d’un ouvrage évidemment contraire à un culte national que je crois et que je respecte, et je consentirai le moins du monde qu’on insulte à celui que j’adore, en la présence duquel je baisse mon front tous les jours, qui me voit, qui m’entend, qui me jugera, qui me remettra sous les yeux cet ouvrage même ? – Oui, vous y consentirez ; eh ! Ce Dieu a bien consenti qu’il se fît, qu’il s’imprimât, il est venu parmi les hommes et il s’est laissé crucifier pour les hommes. Moi qui regarde les mœurs comme le fondement le plus sûr, peut-être le seul, du bonheur du peuple, le garant le plus évident de sa durée, je souffrirai qu’on répande des principes qui les attaquent, qui les flétrissent ? – Vous le souffrirez. – J’abandonnerai à la discussion téméraire d’un fanatique, d’un enthousiaste, nos usages, nos lois, notre gouvernement, les objets de la terre les plus sacrés, la sécurité de mon souverain, le repos de mes concitoyens. – Cela est dur, j’en conviens, mais vous en viendrez là, oui, vous en viendrez là tôt ou tard, avec le regret de ne l’avoir pas osé plus tôt. – Il ne s’agit pas ici, monsieur, de ce qui serait le mieux, il n’est pas question de ce que nous désirons tous les deux, mais de ce que vous pouvez, et nous disons l’un et l’autre du plus profond de notre âme : « Périssent, périssent à jamais les ouvrages qui tendent à rendre l’homme abruti, furieux, pervers, corrompu, méchant ! » Mais pouvez-vous empêcher qu’on écrive ? – Non. – Eh bien ! Vous ne pouvez pas plus empêcher qu’un écrit ne s’imprime et ne devienne en peu de temps aussi commun et beaucoup plus recherché, vendu, lu, que si vous l’aviez tacitement permis. »

DISCOURS A L’ASSEMBLEE CONSTITUANTE 11 SEPTEMBRE 1848 VICTOR HUGO

« […] Permettez-moi, messieurs, en terminant ce peu de paroles, de vous dire, de déposer dans vos consciences une pensée qui, je le déclare, devrait, selon moi, dominer cette discussion : c’est que le principe de la liberté de la presse n’est pas moins essentiel, n’est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Ce sont les deux côtés du même fait. Ces deux principes s’appellent et se complètent réciproquement. La liberté de la presse à côté du suffrage universel, c’est la pensée de tous éclairant le gouvernement de tous. Attenter à l’une, c’est attenter à l’autre.

Eh bien, toutes les fois que ce grand principe sera menacé, il ne manquera pas, sur tous ces bancs, d’orateurs de tous les partis pour se lever et pour protester comme je le fais aujourd’hui.

La liberté de la presse, c’est la raison de tous cherchant à guider le pouvoir dans les voies de la justice et de la vérité. Favorisez, messieurs, favorisez cette grande liberté, ne lui faites pas obstacle ; songez que le jour où, après trente années de développement intellectuel et d’initiative par la pensée, on verrait ce principe sacré, ce principe lumineux, la liberté de la presse, s’amoindrir au milieu de nous, ce serait en France, ce serait en Europe, ce serait dans la civilisation toute entière l’effet d’un flambeau qui s’éteint ! »

TRAITE SUR LA TOLERANCE 1763 VOLTAIRE

« […] Le droit humain ne peut être fondé en aucun cas que sur ce droit de nature ; et le grand principe, le principe universel de l’un et de l’autre, est, dans toute la terre : « Ne fais pas ce que tu ne voudrais pas qu’on te fît. » Or on ne voit pas comment, suivant ce principe, un homme pourrait dire à un autre : « Crois ce que je crois, et ce que tu ne peux croire, ou tu périras. » C’est ce qu’on dit en Portugal, en Espagne, ou à Goa. On se contente à présent, dans quelques autres pays, de dire : « Crois, ou je t’abhorre ; crois, ou je te ferai tout le mal que je pourrai ; monstre, tu n’as pas ma religion, tu n’as point de religion : il faut que tu sois en horreur à tes voisins, à ta ville, à ta province. »

S’il était de droit humain de se conduire ainsi, il faudrait donc que le Japonais détestât le Chinois, qui aurait en exécration le Siamois ; que celui-ci poursuivrait les Gangarides, qui tomberaient sur les habitants de l’Indus ; un Mongol arracherait le cœur au premier Malabare qu’il trouverait ; le Malabare pourrait égorger le Persan, qui pourrait massacrer le Turc et tous ensemble se jetteraient sur les chrétiens, qui se sont si longtemps dévorés les uns les autres.

Le droit de l’intolérance est donc absurde et barbare : c’est le droit des tigres, et il est bien horrible, car les tigres ne déchirent que pour manger, et nous nous sommes exterminées pour des paragraphes. »

Ensuite, il a continué de lire le livre de Racine « Andromaque », puis il a commencé la leçon de la semaine 7 et répondu à la question sur le texte 1 des cours Hattemer.

Ensuite, il a révisé quelques chiffres en allemand.

Ensuite, il a fait la leçon 14 de la semaine 7 des cours Hattemer.

Pour finir, il a fait la leçon de la semaine 7 des cours Hattemer et a comparé les affiches de propagande du fascisme et du stalinisme.

2 commentaires sur « Hommage à Samuel Paty, Éducation Civique, Français, Allemand, Mathématiques et Histoire »

  1. Bonsoir.
    Aujourd’hui, lundi, cela a été une journée, pour moi, remplie de tristesse et d’émotion..
    En effet..
    Voilà ce que j’ai mis en commentaire chez un ami en blog au Japon à ce sujet..
    [Aujourd’hui, lundi, en milieu..fin d’après-midi (entre 16h00 et 17 h00, très précisément..), ce sera pour moi un grand moment d’émotion et de tristesse, en hommage à ce professeur d’histoire Samuel Paty..
    En mémoire de ce professeur..
    One love..one life..

    U2 – One..
    Voilà pour cette toute petite précision, à ce sujet, mais ô combien importante à mes yeux et dans mon esprit.
    ( sachant qu’il y a déjà eu des refus de marquer une minute de silence, dans bon nombre d’établissements, et à l’époque, suite aux attentats de Charlie Hebdo..no comment…)
    Bonne journée à vous comme semaine, à plus..Denis.]
    Il y a d’ailleurs eu, ce matin, peu avant la minute de silence, et au moment de la lecture de la lettre de Jean Jaurès..LETTRE AUX INSTITUTEURS ET AUX INSTITUTRICES JEAN JAURES 1888.. des formes de mécontentement de la part d’élèves affichant une désinvolture caractérisée !..
    ( cela s’est passé dans plusieurs établissements à Paris et dans Paris, dont dans le XV ème arrondissement..une honte !..)
    L’assassinat lâche du professeur d’histoire, sans histoire, m’avait retourné !..
    La France en danger !..Au nom de la liberté d’expression, et..des libertés !
    http://janus157.canalblog.com/archives/2020/10/20/38600928.html#comments
    La France en danger !..Au nom de la liberté d’expression, et..des libertés !..
    L’éducation relève du rôle entier des parents (avec un abandon depuis 40 ans et surtout ces 20 dernières années..) !
    ( Le respect comme la politesse, vis-à-vis des instituteurs et professeurs, a également été galvaudé, pour une grande partie par la faute des parents eux-même qui ont élevé leurs enfants, au fur et à mesure au rang de petit roi ou..Little Buddha comme je le dis souvent, n’en déplaise !..)
    L’instruction relève de l’Education Nationale, dans son ensemble, et c’est le rôle des instituteurs, professeurs d’école et autres.
    ( Les parents n’ont pas à s’immiscer dans le programme prévu par l’éducation nationale, ni à se mettre en opposition face aux instituteurs ou professeurs, pas d’avantage pour les parents d’élèves et différents représentants !..)
    Depuis le premier mandat de Mr. François Mitterrand nous avons, malheureusement, le triste record d’un analphabétisme en constante augmentation..hélas !..
    ( Pour beaucoup d’élèves quittant l’école primaire, après le C.M.2, bon nombre sont toujours dans la difficulté de l’apprentissage des acquis de bas, à savoir la lecture et compréhension de texte, la grammaire, l’orthographe, le calcul..simple calcul, comme calcul mental, et simples et petites opérations..pas le bout du monde tout de même!..)
    Bonne soirée à vous, respectueusement..Denis.

    J'aime

    1. Bonsoir,

      Tout d’abord, merci pour votre commentaire, il était important pour Wilfried et moi de montrer notre respect à ce professeur, même si Wilfried ne va pas à l’école.

      En revanche, je ne suis pas d’accord avec tout ce que vous dites. Je suis sincèrement convaincue que tout n’est pas la faute des parents mais c’est un tout, faute de certains enseignants, de certains parents, du gouvernement entre autres. Je ne pense pas que les parents n’ont pas à s’occuper de ce qui est enseigné à leurs enfants, bien au contraire, il est normal que les parents aient un droit de regard sur ce qui leur est enseigné car ce sont nos enfants, pas ceux des enseignants, pas ceux de l’éducation nationale, pas ceux de l’état mais bel et bien nos enfants. Et je le rappelle, les parents ont par priorité le droit de choisir l’éducation qu’ils veulent. Maintenant le tout est de trouver un équilibre, sans agression, sans heurts. Tout est possible, à partir du moment où le respect des uns et des autres est présent.

      Si j’ai choisi d’instruire mes enfants c’est parce qu’il y a de gros problèmes au sein de l’éducation nationale, et inutile de préciser, dans ces conditions, pourquoi le gouvernement a choisi de tronquer certains passages de la lettre de Jean Jaurès. Il suffit de lire ces passages pour comprendre pourquoi ils ont fait cela. J’ai choisi avec mon fils d’écouter cette lettre dans son intégralité car nous avons estimé que ces passages étaient importants et qu’ils ne devaient pas être ignorés.

      Je suis profondément pour l’instruction en famille et contre cette décision unilatérale du gouvernement d’obligation de l’école. Chacun est libre de ses choix et nous voulons continuer de rester libres de pouvoir pratiquer l’instruction en famille, pour nos enfants.

      Bonne soirée à vous

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